À quoi peut ressembler une pratique ostéopathique EBP: un exemple concret avec la lombalgie aiguë non traumatique
Comme on l’a vu avec l’article sur
une possible orientation de la profession vue par un kiné,
l’ostéopathie se trouve à un carrefour crucial, tiraillée entre les
traditions de ses origines et les avancées de la science moderne.
À une époque où la médecine évolue rapidement grâce aux progrès de
la recherche, notre profession est confrontée à un dilemme.
D’un côté, il y a celles et ceux qui, fidèles aux enseignements de
A.T. Still, cherchent à préserver les méthodes traditionnelles qui
ont fait la réputation de l’ostéopathie. De l’autre, nous observons
un mouvement croissant d’ostéopathes qui, convaincus par la nécessité
d’une démarche scientifique, aspirent à intégrer les données
probantes actuelles dans leur pratique (l’Evidence Based Practice ou EBP),
même si cela signifie remettre en question certains des principes
fondateurs de notre discipline. Entre les deux, de nombreux
praticien·ne·s se sentent démunis, partagé·e·s entre la loyauté
envers leurs racines et le désir d’offrir à leurs
patient·e·s des soins fondés sur des preuves solides.
Cet article se veut être un exemple et un guide pour les ostéopathes
qui souhaitent s’orienter vers une pratique fondée sur les preuves
et ne sachant pas par où commencer.
En effet, nous ne pouvons plus pratiquer seulement par le biais
des liens anatomiques en sachant que cette approche est
mécaniquement dénuée de sens à la lumière des éléments fournis par
la recherche.
À travers l’approche d’une lombalgie aiguë non traumatique
qui devrait être familière à tous les ostéopathes, j’espere illustrer
mes propos et vous donner un aperçu concret des outils et des méthodes que
l’EBP met à notre disposition, pour faire évoluer notre pratique
vers une ostéopathie contemporaine, respectée et scientifiquement fondée.